Quel avenir pour le site de la chute Neigette ?

En ce début de saison estivale, des organismes lancent un cri d’alarme concernant le vandalisme au site de la chute Neigette. Selon le Poids vert de Rimouski-Neigette, la Corporation du Patrimoine de Saint-Anaclet, le Sentier national dans le Bas-Saint-Laurent et le Département de géographie-histoire du Cégep de Rimouski, seule une mobilisation de la population et des municipalités responsables de l’endroit assurera la protection et la mise en valeur de ce site d’importance pour la région. En prévision de l’été 2012, ces organismes invitent la population à dénoncer tout acte de vandalisme à la Ville de Rimouski, à la municipalité de Saint-Anaclet et à la Sûreté du Québec. Dans le même souffle, ils invitent les instances municipales à se concerter pour assurer la protection de ce site enchanteur et son accès à la population.

« À l’été 2011, du shampooing a été jeté dans les chutes, les tables de pique-nique ont été vandalisées. Déjà ce printemps, on remarque que des arbres ont été coupés et qu’un feu a même été fait directement sur le pont qui mène à la chute » déplore Lucie Poirier, porte-parole du Poids vert de Rimouski-Neigette. « Il ne faut pas attendre que ce lieu soit totalement saccagé ou fermé à la population pour agir » ajoute madame Poirier.

Selon le Poids vert, c’est suite aux nombreux appels de citoyens préoccupés par le sort de cet endroit que ces organismes ont décidé de se pencher sur l’avenir de ce site. Outre ce cri d’alarme en prévision de l’été, le comité a l’intention de suivre l’évolution de l’utilisation du site durant l’été 2012 et d’organiser ensuite une assemblée publique pour impliquer la population au sujet de la protection et la mise en valeur de ce site important pour la région.

Ce nouveau comité continuera de collaborer dans les prochains mois avec l’Organisme des bassins versants du Nord-Est du Bas-Saint-Laurent, la municipalité de Saint-Anaclet et la Ville de Rimouski pour mieux connaître les enjeux reliés à ce site et les pistes de solution possibles. « Seule la concertation et la volonté d’agir de toutes les personnes concernées par l’avenir de ce site permettront sa protection. Il est temps d’agir ! » affirme Lucie Poirier.

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